Les vins canadiens

Publié le 25 Octobre 2017

Les vins canadiens

La position géographique du Canada ne semblait pas être favorable à la culture de la vigne, compte tenu des conditions climatiques hivernales.

Pourtant, lors de sa remonté du fleuve Saint-Laurent, en 1535, Jacques Cartier découvre des vignes sauvages (vitis riparia) sur l'île d'Orléans (au milieu du fleuve à la hauteur de Montréal), et lui donne le surnom de l'Isle de Bacchus. Samuel Champlain, lors de sa création de la ville de Québec, fait une tentative, en plantant des vignes d'origine française, mais constate rapidement qu'elles ne passent pas l'hiver.

Les difficultés de culture, et les événements historiques du Canada n'ont pas favorisé le développement de la consommation du vin au Canada (les anglo-saxons privilégiant d'autres types de boissons), et notamment au Québec, passant d'une moyenne de 32 litres par personnes en 1739, à 14 litres en 1992. L'interdiction d'échanges commerciaux avec la France n'a pas aidé dans la voie du développement.

Malgré tout, un essai de plant hybride, d'origine américaine croisés avec des cépages européens, est tenté en Montérégie, par Charles Gibbs, dans les années 1880. Sa pépinière a produits jusqu' à 30 000 plants. Elle a été contrarié par la politique anti-viticulture de l'époque. La situation changea au début du XXème siècle, avec la reprise des relations commerciales franco-canadienne, puis avec la prohibition aux États-Unis. Se sont les immigrants comme les Italiens, les Portugais et les gens d’Europe centrale, qui lancèrent dans la culture de la vigne, au Canada.

Joseph-O. Vandal est considéré comme le père de la viticulture québécoise, alors qu'il crée, en 1979, l’association des viticulteurs du Québec. Son but est le développement et la promotion de la viti-viniculture au Québec. Un vignoble communautaire est créer, en 1983. Mais surtout, Joseph-O. Vandal invente, en 1985, avec Mario Cliche, un nouveau cépage, en blanc, issu des cépages aurore, chancellor, Prince of Wales et de la fameuse vitis riparia, après une quarantaine d'années de recherches.

Les vins canadiens

La production québécoise compte environ 40 000 bouteilles par an, issu d'un terroir le long du fleuve Saint-Laurent, eu au sud de la province. En 16 ans, les vins de cette province ont remportés près de 140 médailles, lors de concours internationaux. La zone de production ne se limite pas qu'au Québec. L'Ontario (près de 70 % des parcelles plantées), la province voisine, vers l'ouest, et la Colombie-Britanique, sur les bords du Pacifique, se sont également lancées dans l'aventure. Les cépages utilisés sont le Chardonnay, le Riesling, le Pinot blanc, le Merlot, le Cabernet Franc, et le Pinot noir, pour ceux issus d'Europe, le Vidal, le Seyval Blanc, le Baco Noir et le Maréchal Foch, pour les hybrides américains.

Le vin proposé est essentiellement du vin de glace (icewine pour ceux vinifiés en Ontario et en Colombie-Britanique). Ce vin est produit, comme dans certaines régions allemandes, ou autrichiennes, à partir de raisins vendangés gelés, ce qui produit naturellement une forte teneur en sucres résiduels.

Rédigé par Véronique Pagnier

Publié dans #Vins du Monde, #généralité

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